VIVE LA POLITIQUE & SES BLAIREAUX

VIVE LA POLITIQUE & SES BLAIREAUX

     Ca y est le suspense est levé. Les élections présidentielles sont passées ainsi que  les élections législatives.

    Avec une abstention de 28 % au second tour des élections présidentielles nous avons vu le président sortant reconduit pour un nouveau mandat de 5 ans. Un nouveau paysage politique s’est redéfini. Exit,  les partis au pouvoir depuis 70 ans. Aujourd’hui tous revendiquent l’héritage gaullistes et de Jeanne d’arc pour certain. Le RPR devenu les Républicains après moult changements de nom, en gros la droite classique, s’est réduite à une lamentable peau de chagrin. Même son emblématique ancien leader, ex-président a quitté le navire et opté pour un autre bord. Les socialistes de TONTON, représentant, eux la gauche classique, sont largement aussi minables que les Républicains. Ils ont simplement fondu comme du sucre dans une tasse de thé. A une certaine époque on évoquait les leaders de ce parti, en terme « d’éléphants », car indestructibles. Aujourd’hui on peut parler de dinosaures disparus dans les arcanes du temps. Ces deux partis se sont partagés le pouvoir depuis la moitié du XXème siècle. Ils ont s’accru les privilèges de la caste politique au détriment du peuple créant un ravin entre leur monde et celui de leurs électeurs. Ils ont dirigé, ou barré, comme ils disent,  notre pays a coup de rabotage de liberté et d’augmentations de taxe, tout en nous expliquant qu’il fallait faire des efforts alors qu’eux même se gavaient comme des oies.  Certains  même flirtaient avec la corruption ou du moins acceptaient de sympathiques cadeaux, montres, costumes ou voyages. A part ma mère, ma femme, ou mes enfants personne ne m’a offert de montre ou de voyage. On a même élevé aux frais de la république l’enfant illégitime d’un  de nos présidents. Nous assistions à ce spectacle navrant, tout en pleurant nos libertés qui s’étiolaient a contrario de nos impôts qui explosaient. Dans ce tumulte alternatif et incompétent de droite et de gauche est  apparu un « Messie » qui semblait avoir des idées sortant du carcan obsolète des actions des dirigeants passés. Ce  personnage centriste, rassembleur d’idée de droite et de gauche voulait s’appuyer sur des compétences et non sur des partis.  Il a été élu président, malgré une abstention importante de gens dubitatifs. Le bilan  au terme de ce premier mandat, émaillé de crises politiques, économiques, sanitaires et sociales affiche une déception générale. Ses projets comme celui touchant aux retraites et diverses propositions  clivantes lui valent une défiance populaire. C’est dans cet état d’esprit qu’arrive la présente élection présidentielle. Le taux d’abstention s’élève à 35% soit un tiers des personnes inscrites sur les liste électorales. On ne parle pas des personnes qui n’ont même pas pris la peine de s’inscrire. Le droit de vote est un droit sacré voir un devoir. Pourtant au moins un tiers de la population en fait fît. L’incurie des partis classiques à se remettre en question provoque  un mouvement de reflux sur les bords. Il laisse le champ libre aux partis extrémistes.  Mise à part le parti du président sortant, qui reste un mouvement modéré, les autres naviguent  sur les rives scabreuses du  populisme,  jonchées conjointement par la haine, l’intolérance et la violence. Les déformations, l’interprétation, les mensonges et invectives sont un terreau propice à la sédition de minorités voulant imposées un point de vue, raciste ou communautariste.  J’effleure à peine les candidates des ancien parties de gouvernement car insipides et fantômes. Elles n’en valent pas la peine, pas plus que leurs familles politiques qui n’a pas besoin d’adversaire pour se saborder. Dans ce cadre comment jeter la pierre à ceux qui ne se déplacent plus pour faire valoir leur choix. Il ne reste  plus que quelques revanchards, fanatiques et vindicatifs pour aller voter. Les urnes ont parlées. Le président sortant est réélu avec une majorité de voix de personne ayant daigné aller voter. En fait il est élu par un peu plus d’un  tiers des français, le tiers restant se partageant entre les extrêmes, gauche et droite, cette dernière perdant en finale 41,5% contre 58,5% pour le président sortant. Dont acte, LREM a gagné l’élection. Le Rassemblement Nationale en sort grandi, faisant force de leader de l’opposition. Mais, le troisième, le représentant des Insoumis, qui a perdu,  veut quant à lui  être premier ministre. Il ne reconnait pas le résultat démocratique des urnes. Un peu comme IZNOGOOD, le Vizir qui se rêve Calife à la place du Calife.

     Voilà donc les élections législatives qui se profilent. Je passe sur le niveau des échanges de campagne qui ressemblent plus à des disputent d’écoliers  en cours de récréation, qui  : pour voler le goûter des petits copains, qui : pour cafter, mentir déformer et amplifier des constats faux ou approximatifs. Le problème c’est qu’il n’y en a pas un pour rehausser le niveau. Les attaques sont tous azimuts. Tout sur la forme rien sur le fond, en sommes une campagne basée uniquement sur la communication.  « Non on avait dit pas les fringues »…

     La nouveauté, c’est l’accouplement de la couleuvre avec le crapaud et le scorpion. Le bébé issu de cette partouze s’appelle : NUPES. (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale). Je développe  l’acronyme tout de suite car dans une semaine personne ne se souviendra plus de cet  assemblage bringuebalant rassemblant un dégradé de gauche. Extrême gauche ; communistes ; Socialistes moribonds et secte écologiste. Cette usine à gaz a vu le jour il y a une semaine.  En fait ils sont issus de monde aux valeurs diamétralement opposées irréconciliables, rassemblés pour un ersatz de pouvoir. Ce gonflage artificiel arrive, cependant, à déstabiliser  le président élu en le dotant d’une majorité relative à l’assemblée nationale. Encore une fois tout est relatif parce que ces tsunamis d’extrême droite et d’extrême gauche le sont dans le cadre d’une élection marquée par quasiment 54% d’abstention. Plus de la moitié des électeurs n’a désigné personne, car aucun candidat ou parti ne correspond à ses  valeurs. La soirée électorale télédiffusée ne peut que conforter cette idée. Nous avons vu des gens s’invectiver, se calomnier, quasiment s’insulter pour un bilan ou des propositions. Nous avons vu ces mêmes personnes  s’auto féliciter,  s’auto proclamer  grand vainqueur du scrutin et exprimer comment ils allaient empêcher les autres d’œuvrer et provoquer un immobilisme structurel du pays. En fait un spectacle à vomir de gens haineux ayant de hautes opinions d’eux même, mégalomanes et égocentriques n’ayant aucune  ouverture d’esprit. C’est d’une tristesse pharaonique que de voir ces gens  se prévaloir de nous  représenter mais ne représentant finalement que de multiples minorités. Ils me font honte.  Se sont tous des perdants qui se déguisent en gagnant. En vrais ce sont de véritables losers.

     Aucun ne fait preuve d’humilité, aucun ne se remet en question. Dans leurs délires ils détiennent la seule et unique vérité. Sous leur bannière d’intransigeance, les autres sont des ??? « Analphabètes » comme le susurre un représentant de l’extrême de l’extrême.   Pas un ne s’interroge sur le désamour des français pour la politique et les politiciens. Le système est vicié. Les partis fonctionnent par blocs d’idée défendus par leurs  propres groupies. Les électeurs non partisans n’ont pas de choix. C’est tout le pacage sinon rien. Nos représentants aux assemblées sont aux ordres de leur parti. En aucune manière ils ne  représentent les français. Une bonne idée de droite de gauche ou d’ailleurs doit être débattue en fonction de son intérêt collectif et non pour l’origine de son émission. Arrêtez de nous vendre des caisses fourretout contenant un  bazar  de bric et de broc. Laissons la démocratie se prononcer pour chaque grande idée sociétale. Respectons des choix démocratiquement déterminés. Nos députés doivent être honnête et représenter les intérêts de leur région et de leurs électeurs. Ils  doivent rester au contact de la population pour comprendre ce qu’elle souhaite majoritairement  et non ce que veut le parti. Posez-vous les bonnes questions, sinon demain vous ne serez plus que les représentants de vos vrai amis, si vous en avez, et de votre famille, et encore…

     Le jour où je me rendrai aux urnes afin de  voter pour une personne ou un projet et non pour faire obstruction à quelqu’un  c’est qu’ils auront compris ce que l’on attend d’eux.

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